Une expo et c'est presque fini

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Une expo et c'est presque fini

Je prends un petit moment pour vous donnez 2-3 nouvelles. Le séjour touche à sa fin et je commence à ressentir de la nostalgie de quitter toutes ces tous ces nouveaux amixs rencontrés ici. Mais avant de faire mes valises, il me reste à vous montrer quelques images de l'exposition.

La galerie a été vidée dimanche de l'exposition de Marianne Tremblay et à mon retour de mon dernier séjour à Charlevoix, chez Karine et Berthier, où j'ai été leur ramener leur voiture, j'ai pu commencer à concrétiser l'installation. Cette petite pause à la campagne était bienvenue. On a pu de nouveau aller dans la forêt. On a trouvé des chanterelles. Ça m'a donné envie de retourner au bois en Belgique cet automne. C'était vraiment des chouettes moments avec ce couple d'artistes incroyablement accueillants et bienveillants. Je suis vraiment heureux de cette rencontre.

Retour à Chicoutimi, donc. Et l'objectif est d'installer l'exposition qui aura deux parties distinctes, même si elles se répondent. Nous avions discuté avec Patrick, Annick et Laurie de l'aspect qu'elle prendrait et donc les choses sont assez claires pour moi. La semaine passée, je suis allé au centre Sagamie pour imprimer mes photos. Et j'ai au total une grosse quarantaine de dessins pour l'installation.

Le mardi est donc le jour que je consacre à installer tout ça et Jonathan qui travaille au Centre Bang est là pour m'aider. On commence par monter les structures sur lesquelles les dessins vont dire s'accrocher. J'avais essayé de le faire seul mais ce n'était pas évident de les faire bien verticales. Avec son aide tout se déroule sans problème. L'idée, c'est que quand on rentre, on soit happé directement par cette grande installation de dessins débordantes. Je les ai pensés comme un reflet d'une pensée obsessionnelle sur ces sujets environnementaux, mais tout en gardant un petit peu d'humour, comme une mise à distance de ces angoisses. C'est chouette : le dimensionnement qu'on a imaginé avec Patrick, ça fonctionne parfaitement, ça occupe bien l'espace (la galerie est quand même grande) et c'est toujours un enjeu d'arriver à montrer des travaux qui sont plats, des dessins, des photos, dans un environnement qui lui est évidemment en trois dimensions.

Puis, quand on se retourne de l'autre côté, il y a des photos au mur, une boîte lumineuse dans laquelle j'ai choisi de mettre une des photos d'enseigne, comme une mise en abîme, et une grande table où je propose une large sélection de photos aux visiteurs, que j'invite à réorganiser, comme j'aime le faire au moment où j'édite mes livres.

Ensuite, il y a deux espaces consacrés aux petits objets qu'on peut acheter. J'aime toujours permettre aux visiteurs de repartir avec une image ou un souvenir de l'exposition, c'est important pour moi que l'art soit démocratique et pas réservé aux plus fortunés. Il y a une grande table sur laquelle j'ai mis toutes mes éditions, les cartes postales et les zines que j'ai fait ici, ainsi que des choses que j'avais amenées.

Et il y a un socle sur lequel peuvent venir les tasses, qui est mon petit projet bonus. J'ai couru les marchés aux puces et les brocantes et j'ai acheté plein de mugs. Mon idée était de pouvoir les réinterpréter à l'aide de décalcomanies pour céramique avec le vocabulaire graphique imaginé dans les dessins pour en faire une sorte de merchandising de l'Anthropocène. Ça n'a pas été simple d'obtenir ces décalcomanies. J'ai dû les faire venir des Etats-Unis, j'ai eu des problèmes de douane, puis ensuite il a fallu trouver la bonne méthode pour les cuire. Je n'avais jamais utilisé de four céramique. J'ai été pour ça gentiment accompagné par Magali Baribeau-Marchand et Natalie Birecki, deux artistes qui sont au centre ToutTout et qui ont plus l'habitude que moi de travailler avec ces médiums. Une fois de plus, j'ai été vraiment touché par la façon dont elles se sont impliquées pour me conseiller, m'accompagner. C'était vraiment précieux. Je les remercie énormément.

Jeudi c'était le jour du vernissage combiné avec la sortie du livre photo de Simon Emond et de la parution de la revue Zone Occupée. Cette combinaison de plusieurs événements était vraiment une belle idée. Ça a permis qu'il y ait beaucoup de monde pour le vernissage. Et je suis très content de la façon dont ça s'est passé. J'ai eu énormément de bons retours de la part à la fois des gens que j'avais rencontrés mais aussi de visiteurs que je n'avais jamais croisés auparavant. Les retours de l'équipe de Bang étaient aussi vraiment positifs. Et tout ça me fait du bien, moi qui parfois doute un peu (et c'est sain), de ma légitimité en tant qu'artiste.

J'aurais encore des choses à vous raconter sur ces derniers jours, notamment les performances que nous sommes allés voir à Kilomètre Cube, la rencontre avec les performeurs indien, suisse et suédois, qui était vraiment chouette. Il faut que je me mette à faire mes valises, sinon je ne serai pas prêt pour mon avion de lundi, car demain je retourne à TouTout pour faire une dernière cuisson.

À bientôt !